Archives pour la catégorie Feuille de chou

La fin de l’infolettre?

En cette journée pluvieuse et froide d’un été qui se laisse désirer, je prend du temps pour mettre à jour mon site web et prendre un virage dans mes communications car j’ai décidé que l’ère de l’infolettre telle que vous l’avez connue en vous abonnant au blog de cette page est révolue.

Autrement dit j’ai envie de simplifier car je me rend compte que finalement, je dois à la fois écrire pour le site web ces articles que vous recevez dans votre courriel mais aussi, je dois envoyer une infolettre à mes partenaires de paniers qui ne se sont pas nécessairement inscrit au blogue. Ce sera donc une autre plate-forme qui me permet de mieux gérer les messages que j’envoie et de ne pas dédoubler mon travail.

Merci de votre compréhension!

Si vous souhaitez recevoir des nouvelles de la ferme, je vous invite à vous inscrire ci-dessous. Si vous souhaitez lire les dernières infolettres de la ferme, en voici les liens et à quoi vous pouvez vous attendre de recevoir comme message.

Infolettre du 10 juillet

Infolettre du 18 juillet

Oui! Je souhaite m’abonner à la nouvelle Feuille de Chou des Jardins d’En Haut: 

 

 

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Mars, avril et le début du marathon

Le marathon est une épreuve d’endurance consistant en une course de 40 kilomètres. Le plus important pour les marathoniens-nes n’est souvent pas de gagner mais de se dépasser, de pousser ses limites. D’un certain point de vue, une saison de maraîchage, c’est comme courir le marathon.

Maintenant que la neige est fondue et que les températures se tiennent au-dessus de zéro, nous les agriculteurs et agricultrices sommes sur la ligne de départ. Quand le sol sera sec, ce sera le coup d’envoi.

Durant la prochaine semaine, alors qu’on prévoit du soleil et des passages nuageux, je vais me promener et être à l’affût. Si ça fait « splouche » en-dessous de mes bottes c’est un excellent indicateur pour dire que c’est trop mouillé mais, si j’ai un doute, je ferai le « test de la motte »: je vais prendre une poignée de terre dans ma main, la lancer en l’air et si en retombant elle s’émiette, c’est que c’est prêt. L’excitation est alors à son comble: le sol peut être travaillé. Oignons, poireaux, brocolis, choux-fleurs, bettes-à-cardes et kale seront transplantés. Carottes, navets et betteraves serons semées. Prenez votre souffle, c’est un départ!


Voici quelques images illustrant nos activités de mars et avril. Ce fut le début des semis, et le temps des sucres qui, malgré la saison un peu bizarre, nous a donné une belle quantité de sirop, de clair à foncé. Nous le vendons 16$ le litre. Avis aux intéressés-es!

 

Le retour du printemps

C’est alors que Météo Média s’est habillée de rouge pour nous avertir qu’une bonne bordée de neige s’en vient nous recouvrir que j’écris ce message sur le retour du printemps. Et on y a  pas crû à ce printemps hâtif de février quand les érables se sont mis à couler. Nous n’étions pas prêts à sortir de notre hivernation, c’était trop précipité. Et brrr! l’hiver s’est ré-installé pour une semaine. Nous avons entaillé nos érables, avons récolté une coulée, bouilli et l’hiver s’est ramené pour une autre semaine. Jusqu’à dimanche maintenant, semble-t-il, ça change tout-le-temps!

Il y a un endroit dans la maison où c’est vraiment le printemps: c’est dans la salle à semis. 

De jeunes pousses d’oignons essaient de se déplier, de se déployer sous les néons pendant que leurs cousins poireaux germent encore. Il aussi les céleris-raves qui prennent du temps à émerger. Semaine prochaine ce sera les premiers brocolis et les bettes-à-cardes qui seront semés. Pour les tomates, c’est plus tard, autour du 10 avril. La règle du pouce serait 5 semaines avant la plantation, laquelle sera faite une fois les risques de gel passés, autour de la 2ème semaine de mai dans nos tunnels.

Cette période de l’année est aussi celle des inscriptions aux paniers de légumes.

Les paniers  sont issus du concept d’«agriculture «soutenue par la communauté».

Les membres achètent une «part de récolte».

La ferme reçoit d’avance de l’argent pour les légumes produits durant l’été.

Et les deux se rencontrent toutes les semaines à un point de livraison où sont distribués les légumes.

Voici les points de livraison des Jardins d’en Haut:

PANIERS JEUDI de 15h30 à 16h30 au CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU, 1111 rue La Pierre, LaSalle

PANIERS JEUDI de 17h30 à 19h à la UNITARIAN CHURCH, 5035 bld. de Maisonneuve O.,  Notre-Dame-de-Grâces

PANIERS ET MARCHÉ SAMEDI de 9h à 14h à la BOUCHERIE VIAU, 83 chemin Covey Hill, Hemmingford

MARCHÉ DIMANCHE de 12h à 16h au MARCHÉ FERMIER, sortie de la station du métro Laurier, Plateau Mont-Royal


Pour le reste de l’information, parcourez notre site web ou écrivez-nous:

jardinsdenhaut@gmail.com

Paperasse et cie

Pour les gens qui se demandent ce qu’on fait l’hiver, sachez que j’ai le nez plongé dans mes feuilles de calcul. On s’assoit et on se gratte la tête en se posant des questions du genre: « combien de bottes d’oignons vais-je vendre au marché cet été? », « est-ce que je fais encore autant de poireaux? », « l’année passée, j’aurais dû faire plus de carottes mais combien de plus dois-je en faire pour ne pas en avoir trop? ». Ce genre de questions. Mais je crois bien avoir franchi cette étape. On passe aux semences. « Combien de graines de chacun des légumes ai-je besoin que je diviserai par variété? », « combien de mètres dans le jardin aurais-je besoin? », « à quelle date faire chacun de mes semis? ». En parallèle, je finalise ma comptabilité et j’actualise mon budget pour l’année prochaine. Pendant ce temps, la neige tombe sans vouloir s’épuiser et les branches des arbres s’alourdissent. Joyeux hiver!

Derniers paniers et autres choses…

Ça alors: j’ai survécu.

La saison n’a pas été facile mais oh combien formatrice. Je n’en suis pas à mes premières expériences en agriculture: si on compte les années, j’ai passé ma première saison sur une ferme à l’été 2006 et je n’ai pas arrêté depuis. Une belle décennie dans les légumes!

Cependant, bien que je sois au courant de tout ce que l’on doit faire durant une année et comment le faire, c’était quand même la première fois que j’avais à démarrer une ferme et la gérer seule.  J’ai dû explorer différents mode de mise en marché, former une employée, superviser une équipe de bénévoles, m’occuper des finances, du marketing, des livraisons, alouette!

J’ai malgré tout, tous les jours, fait de mon mieux et j’en suis contente: d’autant plus que j’ai déjà hâte au printemps et de recommencer. Le printemps est tellement une saison stimulante.

N’allez pas croire que je ne vais pas savourer la fin de l’automne comme la dernière gorgée d’un bon vin. J’anticipe les vacances faites de matinées grasses et de lectures au coin du feu.

Malgré moi, je fais des projets de réno: vais-je solidifier le plancher de la cuisine pour y mettre de la céramique ou enfin m’attaquer à ma salle de bain de tuiles roses et brunes? Va savoir.


Samedi, David et moi avons récolté plus de 2000 citrouilles Lady Godiva pour des acheteurs, ce qui fait que nous sommes bien contents de tirer un trait sur la question de « va-t-on réussir à écouler notre production? ».

Dimanche, malgré la pluie, il y avait du monde au marché!

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Hier j’ai semée avec France l’ail pour l’année prochaine. Autour de 4500 cailleux ont étés mis en terre, inaugurant ainsi une nouvelle parcelle de jardin avec vue sur les Adirondacks: gageons qu’il poussera fier et haut pour voir le paysage.

David et moi avons travaillé ce champs depuis notre arrivée en 2011. Il fallait en défricher une partie, brûler des andains d’arbres qui avaient étés arrachés par le propriétaire précédent, travailler le sol, le disquer, le chauler, le fertiliser. Puis la semaine dernière, avec Bill et Miss, j’ai fait des billons. « Bonne chance ail » lui ai-je dit une fois le travail terminé, « on se voit l’année prochaine! ».

Et c’est la même chose pour vous, partenaires de la ferme qui êtes abonnés-es à mes paniers. Je vous ai préparé une petite réserve de légumes de conservation comme cela, vous pourrez étirer un moment ce dernier panier.

J’ai fait une livraison à la Boucherie Viau à Hemmingford. Si vous voulez faire des emplettes, vous pouvez trouver des patates, des choux, des courges, des navets, des carottes et des rutabagas. Je pourrais y ajouter d’autres choses mais j’ai un espace limité. Alors allez-y et ça va les encourager à me faire une place plus grande. Parce que c’est quand même plus pratique pour vous comme pour moi de pouvoir se procurer des légumes selon un horaire plus flexible que le kiosque. Puis, ça a l’air, pour ceux et celles qui mangent du bacon, que c’est le meilleur au monde.

Voilà pour le moment!

Mylaine

 

 

Tombés sur la noix!

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L’automne est le moment où les arbres nous donnent leurs fruits, que nous ramassons pour que germent de nouveaux arbres. Vendues à la Pépinière de Berthierville, les glands de chênes à gros fruits, de chênes rouges, les noix de noyer noir et de caryer cordiformes serviront à démarrer des plants pour les propriétaires de boisés. Nous vendons aussi des semences de d’autres espèces à des pépiniéristes comme la Pépinière Casse-Noisette et la Pépinière aux Arbres Fruitiers qui offrent une belle sélection d’arbres rustiques, fruitiers, indigènes, ornementaux, ou indigènes.

C’est aussi le temps d’engranger des courges pour en gruger une de temps en temps cet hiver. Tant qu’il restera un petit coin dans votre armoire ou votre garde-robe, il restera une place pour une courge qui, coupée en deux, évidée, badigeonnée d’huile, remplie de poireaux hachés et mise au four, fait la meilleure des préparation pour un potage en hiver.

Nous aurons, jusqu’à épuisement des stocks, encore des légumes à la Boucherie Viau cet hiver pour rassasier les locaux parce que, notez que mardi prochain est le dernier kiosque à la ferme de la saison 2016 des Jardins d’En Haut.

Je vous en redonnerai des nouvelles.

Mylaine

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Bonjour octobre!

Déjà, eh oui, octobre et ses journées pluvieuses.

Ici sur Covey Hill, à 345 mètres d’altitude, nous sommes dans le nuage. Quand il pleut, il fait vraiment sombre et ce qui est encore plus particulier, c’est lorsque nous arrivons de la vallée. Au fur et à mesure que nous faisons notre ascension sur la colline, nous nous retrouvons à pénétrer de plus en plus dans un pays de brouillard.

Le matin, nous sommes souvent enveloppés de cette vapeur d’eau qui donne un rendu mystérieux aux choses. Quand je vais donner de l’eau aux chevaux dans leur pacage, je peux les entendre arriver et voir une silhouette à travers la brume; apparition fantomatique et magique.

Alors qu’il y a déjà eu un gel « en bas de la côte » ayant comme résultat des fenêtres à déglacer et des légumes abîmés, nous avons étés épargnés. Le moment du dégel se fait certes plus tard ici, on le voit quand les érables se mettent à couler, mais je suis bien contente de pouvoir prolonger mes récoltes.

Nous avons eu la visite de 3 classes d’élèves autistes du secondaire en formation axée sur l’emploi comprenant une situation d’apprentissage sur les métiers reliés à l’agriculture. Ils nous ont aidés à récolter nos citrouilles dans le brouillard. Un vrai décor d’halloween!

Nous avons commencé à rentrer nos courges et citrouilles à l’intérieur. Elles étaient pour le moment à maturer dans un abri et voilà que dans notre salon il y a maintenant des tours de courges. C’est ça qui arrive quand la maison est le seul bâtiment isolé où l’on peut mettre beaucoup de choses. Les légumes se gardent pour la plupart entre 0 et 4 degrés. Les courges aiment cela plus chaud. Alors nous avons maintenant un beau décor rusti-comestible à contempler.

J’ai commencé à récolter des navets et des rutabagas pour le plaisir mais j’attend un premier gel pour qu’ils soient plus sucrés. Le principe est simple: la racine concentre du sucre pour ne pas geler. Attendre un premier gel rend les légumes-racines plus délicieux et augmente leur conservation.

Alors voilà pour le moment!

Au plaisir!

Mylaine

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